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CHILDREN OF BODOM - SKELETONS IN THE CLOSET
Posté par NRV-CYRILLE le 2010/02/02 10:52:30 Chez NRV-TV, on aime bien tuer les idoles et si Blooddrunk sentait déjà bon l’appel au meurtre à cause d’une inspiration moribonde, ce Skeletons in the closet serait lui parfait pour un enterrement musical de première classe, en mémoire d’un Children of bodom du temps jadis qui enterrait alors la concurrence avec une insolence assassine. Il faut se rendre à l’évidence, la franchise à la faucheuse ayant connu son heure de gloire à l’époque historique de ses trois premiers opus, le hatecrew est devenu depuis un grand spécialiste de l’évolution dans la continuité qui se contente d’entretenir la légende plutôt que de la remettre en question. Parce que Noël est bel et bien passé, mais pour que Laiho et les siens nous fassent cadeau d’un album constitué uniquement de reprises ça sent tout de même le sapin, surtout quand on sait que la plupart des dites reprises étaient déjà disponibles depuis belle lurette sur diverses éditions limitées de leurs précédentes sorties. ![]() Enfin « cadeau », c’est une façon de parler, puisque l’album n’est bien évidemment pas gratuit, tout comme le choix des titres proposés, trahissant –hormis quelques mandales métalliques qui font mal- un penchant coupable en faveur du vieux rock vintage et du hair metal pour glamouzes gominés, dont les bambins de Bodom s’enorgueillissent glorieusement. Le passif glam rock semble être d’ailleurs au métal extrême ce que la vieille coupe de cheveux à chier est au sportif contemporain relooké en cover boy pour arrondir les angles de son ego et ses fins de mois, soit une erreur de jeunesse à assumer avec panache pour paraître encore plus cool, un peu à l’image de feu Pantera pour son inénarrable Metal magic. Ce qui n’empêche point le guitare héro grimaçant et ses compères instrumentistes de faire talentueusement honneur à leur image de fêtards invétérés, en ensauvageant avec savoir faire les morceaux les plus mous du riff pour les transfigurer en party songs bien nerveuses, qui ne déméritent pas face à la relecture mal léchée des compos les plus costaudes du lot.Parfois plus guidée par la muse de la murge que par celle de la musique, cette démarche artistiquement décomplexée s’accompagne d’un livret aux notices explicatives succinctes, grâce auquel on sera heureux d’apprendre que les musiciens avaient un sérieux coup dans l’aile quand ils ont décidés de reprendre un tube de Britney Spears. Une information cruciale nous aidant à mieux comprendre la nécessité de sortir cet album, qui répond sans doute à la réalité cruelle d’une conjoncture économique des plus difficiles, puisque les temps sont durs et les hectolitres de substances éthyliques en tous genres ingérés en tournée par nos filous finlandais doivent grever considérablement le budget du combo. En y réfléchissant bien, on peut même trouver avec indulgence une certaine utilité à la chose, puisque si vous êtes DJ en soirée métal et que vous avez autant de poils dans la main que sous les aisselles, les 18 titres de Skeletons in the closet vous éviteront largement d’avoir à composer vous-même votre set-list, et vous gagnerez en temps ce que vous perdrez en argent.
Cyrille Manzo
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Posté par shrenkey
le 03/02/2010
Sympas la chronique!!! personnellement j'adore les premiers album de Children of Bodom... mais moin les derniers qui me semble être un enchainement de riff et rien d'autre... mais bon pas évident pour un artiste d'évoluer, d'inover... c'est le soucis de tous! et je serais tjours ravis d'aller pogoter à leurs concerts héhé!
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Ce qui n’empêche point le guitare héro grimaçant et ses compères instrumentistes de faire talentueusement honneur à leur image de fêtards invétérés, en ensauvageant avec savoir faire les morceaux les plus mous du riff pour les transfigurer en party songs bien nerveuses, qui ne déméritent pas face à la relecture mal léchée des compos les plus costaudes du lot.