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BON SCOTT, HIGHWAY TO HELL - CLINTON WALKER
Posté par NRV-JU le 2010/01/22 12:06:22 Les Australiens se sont taillés une place à part dans le panthéon du Hard Rock. La machine de guerre qu’ils ont monté en 1974, grande pourvoyeuse d’hymnes planétaires, a mené avec une constance remarquable un combat simple, celui du rock n’roll, avec pour seules armes 3 accords, quelques gimmicks scéniques et une énergie exemplaire qui lui ont permis de survivre à toutes les modes. C’est aussi un de ces groupes dont la légende doit en partie à la disparition précoce d’un de ses membres, le chanteur Bon Scott, dont Clinton Walker nous narre ici le court passage sur Terre. Il aura fallu attendre près de neuf ans avant que son ouvrage bénéficie d’une traduction française. Au long de ce périple qui s’acheva à Londres dans une R5 le 19 février 1980, ce n’est pas seulement l’existence de Bon Scott qui est évoquée, mais aussi la vie et les mouvements de la scène australienne des années 60, dont le turbulent écossais fut un des piliers. De fait, on découvre avec curiosité que Bon Scott n’était pas loin d’être considéré comme un has-been lorsqu’il fut recruté par les frères Young et avait déjà un long parcours derrière lui. ![]() Cette biographie est aussi l’occasion de découvrir plus avant le charismatique personnage qui se cachait derrière le turbulent frontman, de mieux comprendre les rêves qui l’animaient et la volonté de fer avec laquelle il a mené ses pas vers le destin qu’il s’était choisi au sortir de l’enfance : devenir une rock-star. Au travers des anecdotes d’enregistrement, de tournées et de beuveries perce peu à peu une personnalité complexe, celle d’un homme en quête de lui-même qui, tragiquement, était sur le point de se trouver quand il a disparu. L’attachement au bonhomme grandit à mesure que défilent les pages, et si l’on quitte Bon Scott avec une satisfaction –celle d’avoir mieux compris tout ce qu’AC/DC lui doit– on referme aussi l’ouvrage avec un regret que partage tout fan : celui de n’avoir jamais pu savoir tout ce qu’il avait encore à apporter. Edition Camion Blanc Connecte-toi si tu veux poster un commentaire!
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