Nouvel album du groupe français de black/death metal
Svart Crown, Le groupe annonce un album sombre, violent censé représenter l’humanité en perdition. Déjà la chanson d’intro va bien dans cette direction, l’ambiance est donnée et le ton s’amplifie jusqu’à aboutir sur le début du déclin.
"
Notre vision de l’humanité nous inspire une musique violente et sombre et nous essayons de faire cohabiter ces deux éléments de manière équilibrée" nous explique
JB Le Bail, chanteur du groupe. "
Nous embarquons l’auditeur dans un voyage qui doit être mouvementé."
La violence est là, aucun doute. Le tempo est rapide, la batterie appuie une rythmique efficace et le chant concerte dans cette ambiance malsaine. Des petits breaks qui sonnent black par ci par là histoire de donner à tout ça un autre aspect plus sombre qui s’associe très bien au côté plus violent des chansons.
"Des torrents de Blast Beats côtoient des ambiances lourdes et climatiques continu le chanteur "
et l’utilisation de dissonances aide également à retranscrire cet aspect ombrageux et torturé présent dans nos textes."
L’enchainement des titres est bon, l’ensemble rend le disque uniforme et cohérent.
On peut également noter la présence de petits solos dissonants à souhait et bien placés comme dans la chanson
Dogs are Gods.
Le titre fait référence au Sadomasochisme, mais évoque également le lien entre un croyant et son dieu raconte
JB. «Strength, Higher Than Justice» évoque un personnage qui se bat pour ses idées mais finit par trahir les siens car attiré par la puissance grandissante de son ennemi. Voila le genre de thèmes que nous abordés sur ce disque.
Pour un groupe français ça envoie, ça joue fort et vite, le tout rappelle les grosses productions comme
Dark Funeral ou
Vader. Une petite pause à mi-cd avec la chanson
Into a Demential Sea toujours aussi violente mais avec une atmosphère particulière par rapport à la première partie de l’album.
"Ce n’est pas un concept album mais il y a un fil conducteur qui est l’être humain et sa fascinante capacité à se détruire et à détruire ses semblables" explique
JB.
Le fil conducteur est bien là tout au long de la galette chaque chanson donnant un petit plus musicalement mais toujours dans la même veine. Le groupe joue vraiment entre black et death, d’un côté plus sombre et pesant et de l’autre violent et rapide.
"De manière voulue ou accidentelle, parfois en pensant faire le bien, que ce soit sur un plan physique ou mental.Le titre de l’album, «Witnessing The Fall» ainsi que la pochette, réalisée par Stephan Thanneur, renforce cette idée de narration" nous dit JB.
Nous tentons de décrire de manière imagée, ce que nous voyons et ressentons.
L’objectif est atteint, les dires du groupe sont vérifiés.
On tient là un album bien ficelé du début à la fin sans écart dans la morale qu’il veut développer. On est pris dans un univers à part entière tout au long de l’écoute jusqu’à l’épique chanson finale
Of Sulphur and Fire qui reprend les aspects de cet album pour en faire une conclusion parfaite.
J’aurai apprécié un contraste encore plus prononcé entre les chansons pour vraiment donné un aspect multi-face au concept mais finalement le disque est rendu si cohérent que l’on ne peut qu’applaudir l’effort et le rendu de l’idée. Que l’on soit amateur de black, de death ou plus généralement de musique violente on ne peut passer à côté d’un album aussi bien imaginé et réalisé.
En conclusion le groupe frappe fort avec ce nouvel album qui laisse transpirer le travail et l’aboutissement d’un projet mené du début à la fin avec brio.
Chronique: Romain
Propos de JB Le Bail retranscris par Jul.M