Mesdames et messieurs,
bienvenue dans le
Paris Burlesque festival 2éme édition organisée par la charmante
Juliette Dragon et le non moins sympathique
Archi Seb.
Au programme, si on prend les raccourcis, des filles sexy qui se dénudent sur de la musique rétro Rock. Si on va chercher un peu plus loin, une revue
Burlesque, c'est un grand spectacle qui rassemble des filles venues de tous horizons et surtout avec différentes mensurations pour proposer aux rétines attentives des performances mélangeant comédie, danse, humour, poésie, acrobaties, voir même de la magie sans oublier les effeuillages et toute la panoplie de nippies qui va avec.
"Le but principal de ce festival est de fédérer la scène Burlesque" nous explique un
Archi Seb passionné par son projet. "Il y a des artistes dans le monde entier et nous avons souhaité les rassembler pour renforcer cette scène à part et l’ouvrir au public."
"Certes, le film de Mathieu Almaric «
Tournée » arrive à point nommé mais tout reste à faire.
Il y a encore trop de confusion, le public populaire ne comprend pas encore cette scène et le mot strip tease arrive encore en tête plutôt que le terme effeuillage" continue t-il.
Le strip-tease est vulgaire nous explique notre hôte : Là ou la femme s’exhibe gratuitement pour le plaisir de la chair, le burlesque est un hommage au corps féminin, tel qu’il est.
Ici, pas de poitrine refaite ou de cellulite aspiré, les artistes s’exhibent en petite tenue et mettent en valeur leurs meilleurs atouts : leurs corps, 100% naturel.
C’est une manière d’accepter son enveloppe charnelle et de savoir en jouer, que ce soit pour charmer ou faire des choses extraordinaires.
C'est pour cela que, du haut de son mètre 80, Juliette Dragon se devait de dompter son corps pour s’épanouir et c’est ce qu’elle fait depuis maintenant 15 ans continue
Archi Seb, un regard de fierté l’illumine lorsqu’il évoque cette femme qui consume son énergie à redonner confiance à toutes les femmes qui se sentent trahi par leur corpulence.
Ici, tous les types de femmes sont représentés, on y trouve des pin-up, la jeune fille douce et souriante qui rassuraient les soldats américains qui partaient en guerre, les femmes fatales, plus mystérieuses, les lolitas qui jouent de leur sex apeal, les Desperate housewives, belle à croquer et pourtant délaissées par leurs maris, elles sont toutes là pour enterrer les clichés sur la femme et jouer de leurs atouts pendant plus d’1h30 de spectacle.
Et c’est dans une ambiance de cirque que le Festival s’ouvre puisque la soirée d’ouverture met à l’honneur l’univers du cirque, présentant une dresseuse de poupées Barbie, un caniche rose savant, un condor du Médoc, des jongleurs, des acrobates, des rubans chinois, beaucoup d’humour, d’insolite et de glamour.
Nous avons assisté à la 2eme représentation qui était une Revue New Burlesque de Music Hall, qui avait comme invitée prestigieuse Kitten de Ville, LA pionnière du New Burlesque américain.
La salle est comble, on regrettera le manque de places assises et la chaleur plutôt suffocante mais entre nous, voir des filles se déshabiller provoque souvent un excès de température.
Juliette Dragon entre en scène pour introduire chaque numéro et les filles défilent.
Et là, c’est la folie dans la salle. Chaque numéro à ses particularités et le public réagit à chaque fois qu’une épaule se dévoile.
Les Rebelles entrent en scène dans des costumes de groom sexy, suivi par l’américaine
Louise de Ville qui rend hommage à Un Elvis Presley plus vrai que nature.
Les époques se suivent et ressemblent un peu, La française
Mlle Loison nous fait revivre les années 50 dans le rôle d’une Desperate housewife qui se rebiffe. La comédie et l’effeuillage se mélangent à merveille et le résultat est excellent.
On retiendra également la prestation de
Miss Anne Thropy, danseuse qui maitrise le mambo aussi bien que la mise en avant de ses formes voluptueuses et on restera bouche bée devant les performances de l’allemande
Xarah Von Den Vielenregen et celle de la russe
Lalla Morte qui étaient de très haut niveau. Un savant mélange de danse, de feu et de magie, le tout dans une atmosphère des plus réussie.
La soirée avance, la lolita
Pinkie Special nous offre une leçon de Hula Hoop hallucinante laissant place à la reine de la soirée, l’américaine
Kitten de Ville, qui nous laissera sans voix devant une prestation extraordinaire dans laquelle celle-ci se donne touet entière à un amant imaginaire, superbe.
Vous l’aurez compris, nous, on est fan du
Paris Burlesque Festival et on vous donne rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau défilé non pas de mannequin anorexique au visage glacial mais plutôt à une défilade de femmes 100% naturelle et pleines de charme.
NRV-JU