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LET'S GO MURPHYS! LIVE REPORT

Posté le 11/02/2010 par julien

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LET'S GO MURPHYS! LIVE REPORT
Dropkick Murphys sur scène c’est plus qu’un simple concert, c’est une fête délirante où 1500 potes qui ne se connaissent pas viennent s’éclater ensemble sur une musique punk hyper joyeuse, et où tout le monde, public et musiciens, est ravi d’être là.
En plus, quelques semaines avant le concert déja quasiment complet, Dropkick a demandé à leurs vieux potes de Sick Of It All de les accompagner sur la tournée, rien de tel pour une soirée qui s'annonce déja mémorable!

Tout commence avec The Mahones, choix logique pour débuter une telle soirée, les canadiens ont mis le feu à la salle grâce à leur punk celtique entraînant parfaitement adapté à la soirée. Le public leur a réservé un accueil chaleureux et leur Drunken Lazy Bastard en a bien hanté plus d’un au vu de la quantité de merchandising écoulé après leur set.

Et c'est au tour de Sick Of It All! Choix surprenant mais judicieux de la part de la tête d'affiche car niveau jeu de scène,  il n’y a pas beaucoup de groupes qui leur arrivent à la cheville. Qu’on soit fan ou pas, leur présence scénique est tellement impressionnante qu’elle remporte à chaque fois une totale adhésion.


C’est peut être qu’en dépit de leur style incroyablement violent, ils dégagent une bonne humeur et un humour à toute épreuve (il fallait voir Pete avertir le public que Dropkick leur avait demandé de chauffer le public aussi longtemps qu’il le jugerait nécessaire, annonçant un concert de plusieurs heures qui malheureusement n’aura pas lieu avant de se lancer sur un Stepdown déchaîné), mais aussi au fait que la cohésion de ce groupe sur scène fait toujours aussi plaisir à voir et ce n’est pas les Built To Last, Scratch The Surface, District et autre Just Look Around qui me contredirait.

La façon qu’ils ont d’occuper l’espace comme s’ils arrivaient à être partout à la fois, d’enchaîner les rythmes punks, les gueulantes hardcore, et les passages plus groovy, font de Sick Of It All un groupe incontournable sur scène.
Même s’ils ont souffert d’un mauvais son pendant la première partie de leur show avec une voix gravement sous mixé, ils sont parvenus à convaincre une grande partie du public dont la plupart ne devait pas s’attendre à un tel groupe juste avant les stars de la soirée. Et pourtant, un excellent accueil leur fut accordé.

Un moment de silence resonne après leur set juste avant que le public ne reprenne en chœur les tonitruants : LET’S GO MURPHYS! qui ont fusé pendant toute la soirée, jusque dans les couloirs du Métro, bien longtemps après la fermeture des portes de l’Olympia.

Oui, le vert était à l’honneur, tout comme la bière, les pirates, les trèfles à quatre feuilles, les punks, la bière, ce soir là, l’Olympia était officiellement irlandaise, prête à accueillir les rois de la soirée, les p’tits gars de Boston, les DROPKICK MURPHYS.


Dans une ambiance déchaînée, devant une horde de fans entièrement conquis à leur cause, ils ont imposé leur loi de façon magistrale. Déjà le décor. ils ont reproduit le décor mis en avant sur The meanest of time sur plusieurs énormes draps parfaitement tendus donnant l’impression que le devant du château se trouvait sous nos yeux. Lorsque les premières notes de musiques ont retenti, ce décor s’est mis à bouger de droite à gauche, donnant une impression de tanguer sur la mer, impression que viennent souligner des lumières parfaitement adaptées. Tout est mis en place pour en prendre plein la gueule dès le début du concert.

Le groupe enchaîne les morceaux à grande vitesse et met l’accent sur les plus rapides compositions de leur répertoire issu de tous leurs albums : Johnny I hardly knew ya vient côtoyer Heros from our past, avec The fighting 69 et Boys on the Dock. On frôlerait l’orgasme si le son ne venait pas tout gâcher. La cornemuse, le banjo, la flûte sont littéralement écrasés par la guitare et la basse entre lesquels le chant a du mal à exister.


Au bout de quelques morceaux, la basse se met même à saturer, et malgré tout le respect à Ken Casey, le fait qu’ils chantent beaucoup ne l’aide pas à être parfaitement carré. Ses moindres décalages de tempo sautent donc aux oreilles et gâchent un peu le spectacle. Malgré cela, rien ne semble entamer la motivation du public et par la même celle du groupe à nous faire passer un bon moment. Ils font monter la quasi-totalité des filles de la salle avant d’entamer Kiss Me I’m Shitface, font monter sur scène Stephanie Dougherty du groupe Deadly Sins pour un Dirty Glass absolument fantastique et enfin tout le public pour un Skinhead on the MBTA.

Dropkick est proche de son public et ça se voit (rien que le fait qu’ils ont installé une mini scène dans l’espace réservé aux roadies et aux photographes de scène pour se rapprocher d’eux le prouve). Ils leur ont offert 1H30 d’un show d’anthologie, dont le principal défaut (en plus du son pas génial) est qu’avec leurs six albums, ils leur devient de plus en plus difficile de jouer tout leurs tubes dans une seule et même set liste, car The Rocky Road to Dublin, Tessie, et d’autres ont cruellement manqué… LET’S GO MURPHYS.  
Fred.