De son propre aveu, la dernière bravade filmique de Nicolas Winding Refn est un « trip sous acide », un film fumeux avec des viking, mais qui ne parle pas de vikings. Tout du moins, c’est ce qu’il essaye d’expliquer à un auditoire sceptique, alors qu’il se prête placidement à l’exercice de la promo en public lors d’une avant-première parisienne, n’hésitant pas à déclarer, un sourire malicieux au coin des lèvres, que la France était le pays parfait pour parler de substance illicite.
Visiblement peu soucieux d’observer les conventions promotionnelles en vigueur, il ira même jusqu’à susurrer un sardonique « silly french people », arborant l’air contrarié du nerd artiste qu’on a sorti sans prévenir de sa retraite de créatif coupé du monde, pour l’obliger à goûter de force aux trépidations plébéiennes du service après vente face à un parterre de béotiens.
Si vous ne connaissez pas encore l’auteur de cet incident diplomatique qui confond peut-être Paris avec Amsterdam et vous demandez pourquoi à NRV-TV on dit qu’il a raison de traiter les français d’imbéciles, n’hésitez pas à la lire la chronique du Guerrier silencieux, film qui devrait vous laisser sans voix.
Chronique NRV-TV